Réponses

1 - Championnats de France de Marathon de Tours - septembre 2016


2 - Championnats de France de Marathon de Tours - septembre 2016


3 - Livre de Rébecca SHANKLAND


4 - Regard croisé

Les associations : FNA-TCA, Anorexie Boulimie Ensemble, Anorexia nervosia Boulimia nervosa vzw, et l'association L'ACT de Nîmes, diffuseront le 02 juin prochain, pour la journée mondiale des Troubles du Comportement Alimentaire, un documentaire témoignage : "Regard croisé sur les TCA".
Nous vous présentons avec plaisir sa bande annonce.

https://www.youtube.com/watch?v=svpytYBBidM&feature=share



5 - Les TCA qu'est ce que c'est ?

On appelle troubles du comportement alimentaires (TCA) les conduites de restriction alimentaire obsessionnelle sans raison somatique (anorexie, orthorexie) et les conduite de compulsions alimentaires, accompagnées ou non de vomissements (boulimie, hyperphagie).

Ce qui caractérise le TCA, ce n'est pas le poids : c'est l'obsession du poids et/ou de la nourriture.

Qui est concerné ?

Sont concernées : on estime à 1% de la population des jeunes femmes le nombre d’anorexiques et à 10 % le nombre de personnes souffrant de TCA. Ce sont à 90% des femmes, bien que le phénomène soit en train d’atteindre la population masculine. Le trouble est associé à l’adolescence : la plupart des personnes traités sont devenues anorexiques entre 14 et 17 ans, ce qui n’exclut pas les adultes de la population concernée puisque la maladie peut devenir chronique, et que le trouble peut aussi se déclarer lors de bouleversements ultérieurs de la vie : mariage, naissance, deuil, ménopause. Il semble que le nombre de personnes concernées soit en croissance.

Le TCA est le symptôme d’un profond mal être que la personne atteinte de ce trouble ne peut exprimer autrement.

L'origine des TCA

L’origine de ces troubles est complexe sans aucun doute. Néanmoins pour « planter le décor », disons juste, au risque d’être réducteurs que le trouble du comportement alimentaire émerge à l’intersection de plusieurs facteurs : des facteurs environnementaux (culte de la performance et de la perfection, négation de la mort et de l’ordre des générations, image du corps et culte de la jeunesse … ), des facteurs familiaux (non dits, importance de la réussite, peu de place à la souffrance, difficulté à supporter le conflit…), des facteurs personnels (dépendance extrême au regard de l’autre, manque d’estime de soi, …) que un ou plusieurs évènements déclencheurs vont catalyser vers un comportement extrême, un symptôme qui vise à briser les tabous familiaux sans rompre pour autant les contrats fondateurs de la famille. En ce sens, on peut dire que le symptôme vise à résoudre une souffrance devenue insupportable sans porter atteinte aux mythes familiaux. Néanmoins ce symptôme se révélant destructeur pour la santé de la personne qui en est porteuse, il importe d’aider cette personne à trouver d’autres façons de manifester sa souffrance. C’est tout l’enjeu de l’accompagnement des personnes souffrant de TCA

Quels sont les risques ?

Les risques associés à ces troubles sont de plusieurs natures :

  • Dégradation de la condition physique (carences, altérations organiques, risque cardiaque) pouvant mettre en jeu le pronostic vital
  • Chronicisation des symptômes : certaines personnes vont « s ’installer » dans le trouble de façon durable qui tendra alors à devenir un réel handicap social, à provoquer des troubles somatiques et à laisser des séquelles irréversibles (ostéoporose par exemple).
  • Risque de passage à l’acte suicidaire, aggravé lorsque le trouble tend à s’installer

6 - A quoi reconnaît que l'on souffre d'un TCA ?

Quelques signes d'alerte qui doivent amener à se poser des questions et à consulter :

  • la peur ou le sentiment de perdre le contrôle de son alimentation
  • l'obsession de la nourriture et/ ou de son poids
  • la peur de prendre du poids qui conduit à des conduites de contrôle (restriction ou purges : vomissements, laxatifs, sport à outrance ...)
  • les variations de poids très rapides (à la hausse ou à la baisse)
  • le décalage entre l'image que l'on a de soi et ce que renvoient les autres

 


7 - Est ce que l'on guérit des TCA ?

Oui on peut espérer guérir des TCA à  2 conditions :

  1. préserver en tout état de cause la santé physique
  2. créer les conditions d'un travail psychothérapeutique

 

L'hospitalisation : chouchoute des médias, mais à réserver à l'urgence 

L’hospitalisation, si médiatisée, va avoir le mérite de protéger la santé physique et de permettre la survie de la personne qui s’enfonce dans la maladie. Néanmoins, l’hospitalisation n’intervient qu’en cas d’échec des stratégies souvent mises en place au préalable.
Ces stratégies seront d’autant plus efficaces qu’elles interviendront rapidement et associeront une approche médicale (via le généraliste par exemple) et une prise en charge psychologique.

 

Le retour à la normale physiologique n'est pas synonyme de guérison psychique  

La plupart des symptômes (poids, carences, aménorrhée, état dépressif…) sont rapidement réversibles s’il n’y a pas d’atteinte organique dès la reprise d’une alimentation « normale ». En revanche, la reprise de poids seule n’est pas synonyme de guérison.

Psychiquement, le processus de remise en selle est plus long, parfois difficile car il impose des restructurations profondes du fonctionnement de la personne (l’image qu’elle a d’elle-même, ses relations aux autres, le rapport à son corps …).
Ce travail de restructuration se fera au cours d’un travail de psychothérapie qui vise à améliorer progressivement la façon de vivre avec ses blessures et surtout à retrouver joie de vivre et capacité à profiter de la vie.


8 - Liens utiles

http://www.anorexieboulimie-afdas.fr/ : le site de l'association des professionnels pour le developpement des approches spécialisées des TCA.

http://www.reseautca-idf.org/index.php : le site du réseau des professionnels en Ile de France

http://www.reseau-tca-rhonealpes.fr/ : le site du réseau des professionnels en Rhône Alpes